Le syndrome de Potter : tout savoir sur cette maladie

syndrome de potter

La maladie de Potter reste une anomalie assez grave qu’un fœtus sur 50 présente, puisqu’elle se traduit par l’absence rénale bilatérale chez ce dernier et une insuffisance considérable du liquide amniotique au cours de la gestation. Dans ces conditions, il n’y a pas de quoi espérer que le futur bébé vive longtemps, plus est qu’un traitement efficace n’a pas encore été trouvé pour la maladie en question. Pour mieux comprendre de quoi elle retourne vraiment, voici quelques pistes qui peuvent vous y aider.

La maladie de Potter : qu’est-ce que c’est ?

Découvert en 1946 grâce à l’américaine Edith Potter (la chercheuse à qui le syndrome doit ainsi son nom), la maladie de Potter est définie comme une anomalie que développe un fœtus. Elle se caractérise essentiellement par l’absence des deux reins chez ce dernier. En conséquence, les poumons du futur bébé ne se développent pas bien, puisque les reins jouent une partition clé dans la production du liquide amniotique dans lequel ils sont censés bien se constituer.

De plus, son visage, ses muscles et son squelette ne se développent pas normalement en raison toujours de l’absence rénale bilatérale. C’est donc l’ensemble de toutes ces malformations incompatibles à une bonne vie qui explique le décès de tout bébé atteint de la maladie de Potter quelques jours après seulement après sa naissance.

La maladie de Potter : la morphologie qui lui est liée

Lorsque le bébé atteint de la maladie de Potter arrive à voir le jour, il présente une morphologie un peu particulière dénommée « faciès de Potter ». En effet, son visage affiche un menton fuyant, une implantation basse, des oreilles comprimées, un front large et des narines retroussées. À telle enseigne, personne n’aime vraiment le côtoyer.

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La maladie de Potter : ses causes

Les causes précises de la maladie de Potter sont toujours inconnues, puisque le syndrome en question ne se justifie en rien par la manière dont une femme accouche, encore moins à un problème qui survient au cours de la gestation. Cela dit, on peut être tenté d’admettre que ses causes sont de l’ordre génétique, même si les recherches qui se font ne confirment encore rien dans ce sens.

Du diagnostic de la maladie de Potter et de la survie du futur bébé

Il est très facile pour un médecin de diagnostiquer la maladie de Potter auprès d’une femme enceinte durant les premiers mois de sa gestation. En effet, il remarquera lors de son examen que son fœtus baigne dans une quantité très critique du liquide amniotique. C’est ainsi que par la suite, il va poser le diagnostic relatif à la malformation de l’embryon au travers d’un certain nombre de tests et d’examens supplémentaires.

Une fois ce diagnostic posé et les résultats obtenus, il ne faut pas vraiment espérer que le bébé survive, puisqu’il ne peut pas être traité efficacement. En effet, la maladie de Potter détériore très sérieusement l’organisme du fœtus, et cela nécessiterait qu’il soit bien pris en charge avant qu’on espère sa survie. De la dialyse à l’assistance respiratoire, tout doit être mis en œuvre pour le maintenir éventuellement en vie.

Sinon, ce qui est généralement recommandé est d’interrompre carrément la grossesse selon une procédure médicale adéquate. Ainsi, les parents concernés ne nourriront pas de faux espoirs ou ne dépenseront pas inutilement. Mais dans tous les cas, la décision leur revient.

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